Une maille
à l'endroit, une à l'envers, chaque joueur
tisse sa partie, tresse à son tour les
nœuds d'un filet qui doit autant assurer
la prise ou l'immobilisation de l'adversaire
que le revêtement protecteur de ses propres
forces. Coup après coup jusqu'à l'instant
où on pourra oser dire : " le roi est
nu ! "
Dans
la pratique, les différences s'opposent de
visu. Elles sont marquées par l'espace (forme
et volume des pièces / plan et géométrie de
l'échiquier), la position (vertical / horizontal
), la masse ( mobilité / immobilité ), la présence
( prise des pièces /permanence de l'échiquier
), l'aspect, la texture, la couleur des matériaux
(bois/ ivoire).
" fête du roi
"
papiers tressés
65 x 65 cm
1993
Mais dans
la représentation plastique du jeu d'échecs en deux dimensions,
(dessin, collage, peinture…), un dispositif dissociant
les éléments du jeu repose sur la différenciation d'une
dualité des couples de couleurs opposées : celle des
pièces et celle des cases de l'échiquier ( blanc / noir,
rouge/ vert, brun / gris, clair/ foncé…). Un exemple
de solution plastique : le
tressage.
Peintures, dessins, collages sur le thème du jeu
d' échecs et autres oeuvres de Dominique Digeon exposées en
permanence à la galerie " A l'enseigne des oudin " 58, rue
quincampoix 75004 Paris tél 01 42 71 83 65